Les acteurs de la lutte contre le cancer réunis pour les Rencontres annuelles de l’INCa
20/10/11
La 3e édition des Rencontres annuelles de l’INCa, a réuni, le 19 octobre, à la Maison de la Chimie, plus de 800 participants. Les échanges ont porté cette année sur les approches individualisées en matière de prise en charge du patient, sujet au cœur du Plan cancer 2009-2013.
Cette 3e édition des Rencontres annuelles a été ouverte par Agnès Buzyn, présidente de l’INCa et Jean-Yves Grall, directeur général de la santé.
Agnès Buzyn a salué l’ensemble des acteurs de la cancérologie présents à l’occasion de cette journée : « La diversité que vous représentez (…) constitue une force extraordinaire pour faire progresser ce qui nous anime tous : la lutte contre le cancer ».
Elle a souligné le caractère essentiel du thème des Rencontres, centrées autour de la personnalisation de la prise en charge des patients. Par rapport à l’Institut national du cancer qu’elle préside depuis mai dernier, Agnès Buzyn a rappelé qu’il fallait « renforcer la mission première de l’INCa : sa mission intégratrice qui doit permettre d’assurer au bénéfice des individus un continuum entre prévention, dépistage, soins, recherche sans jamais perdre de vue la qualité de vie des patients ».
Le patient était également au cœur du discours de Jean-Yves Grall, directeur général de la santé, qui a insisté sur « la place du patient au centre des préoccupations, que ce soit dans la qualité de sa prise en charge, son parcours de soins, son accompagnement par le monde professionnel, en ville, à l’hôpital et, également, le monde associatif ».
La journée s’est ensuite articulée autour de quatre grandes sessions rassemblant professionnels de santé, chercheurs, institutionnels, universitaires, patients et associatifs. La première session, introduite par Ronan Stephan, directeur général de la recherche et l’innovation au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, était consacrée à la problématique de l’individualisation des traitements du cancer, via notamment l’apport de la génétique et l’identification des marqueurs.

La deuxième table ronde s’est intéressée au parcours personnalisé et coordonné de soins du patient, en apportant le témoignage de plusieurs professionnels de santé en France et en Belgique, assurant une mission de coordination de soins, ainsi que le point de vue d'une patiente. Le partage des données entre professionnels de santé a également été abordé via la question du dossier communicant de cancérologie. Cette session s’est conclue par deux interventions sur la thématique travail et cancer. Annie Podeur, directrice générale de l’offre de soins, est également intervenue, évoquant notamment l’expérimentation menée sur le parcours personnalisé des patients, la structuration de filières de soins adaptées et leur lisibilité ainsi que la place du médecin traitant dans la prise en charge du cancer et en particulier la concrétisation du parcours personnalisé du patient.

La troisième session, introduite par Dominique de Penanster (DGS) avait pour thème « Personnaliser la prévention, prédire les cancers et mieux les dépister ». Elle s’est articulée autour de plusieurs sujets tels une prévention au plus près des personnes et de leurs besoins et les difficultés rencontrées, la question de la prise en compte du niveau de risque dans les stratégies de dépistage et celle des prédispositions génétiques, avec les problématiques éthiques liées à ce domaine.
L’écoute et l’implication du patient étaient au cœur de la dernière table ronde, avec une prise de parole de Gilbert Lenoir, président de la Ligue nationale contre le cancer. Au cœur des discussions, l’implication du « patient expert » aux évaluations et recommandations avec une intervention de Shanon Bell (National Cancer Institute), qui a témoigné de l’expérience menée au NCI dans ce domaine depuis le milieu des années 90. Autres thématiques abordées : la prise en compte des attentes et des besoins du patient dans la politique de lutte contre le cancer avec notamment l’intervention de Marie-Sophie Desaulle, directrice générale de l’ARS des Pays de la Loire et l’exemple d’une autre pathologie avec le VIH.
Nora Berra, secrétaire d’Etat chargée de la Santé, a clôturé cette journée de rencontres. Elle a indiqué que le développement d’approches personnalisées répondait à un « souhait massif et légitime des patients et de leurs proches ». Elle a souligné que c’était l’ambition même du Plan cancer que de mettre le patient au cœur de son dispositif en termes de prévention, de soins ou bien encore d’accompagnement. Nora Berra est revenue sur les principales avancées réalisées dans la prise en charge des patients, rappelant que ces derniers devaient également pouvoir « accéder pleinement à l’ensemble des biens et des services nécessaires à leur projet de vie ».

Les synthèses de ces tables rondes ainsi que les vidéos de cette journée seront mises en ligne sur le site de l’INCa la semaine prochaine.
Enquête
L’AD-Santé-Net et l’INCa lancent une enquête en ligne, anonyme, afin de mieux connaître ses internautes.
Merci pour votre participation !
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