L’Institut National du Cancer publie son rapport d’activité 2011
Le rapport d’activité 2011 de l’INCa est le reflet d’une année marquée par les évolutions de la politique de sécurité sanitaire, l’arrivée à mi-parcours du Plan cancer 2009-2013 et la mise en œuvre du contrat d’objectifs et de performance (COP) signé avec l’Etat.
(10/07/2012)
Le COP 2011-2014 oriente l’action de l’INCa autour de six axes stratégiques, dont la coordination des acteurs et des moyens de la lutte contre le cancer, le développement et la coordination d’expertises et de données de référence, le soutien à l’innovation et l’appropriation des progrès par les publics.
Développement et coordination de l’expertise
En tant qu’agence d’expertise de référence sur les cancers, l’INCa a, tout au long de l’année, produit des expertises, soit en réponse à des saisines, soit dans le cadre du Plan cancer. Ainsi, l’INCa a notamment assuré, en réponse à une saisine du ministre en charge de la Santé, la coordination d’une expertise sur les prothèses mammaires PIP.
L’INCa a édité 63 nouvelles publications destinées à ses différents publics, dont quatorze recommandations pour les professionnels de santé, neuf guides pour les patients, cinq rapports (dont "UV, vitamine D et cancers non cutanés" ; "Modalités de migration vers l’utilisation des tests immunologiques de dépistage du cancer colorectal" ; "La situation du cancer en France en 2011") et neuf synthèses d’activité.
L’Institut a aussi ouvert sur son site un espace rassemblant l’ensemble des données de la cancérologie (www.lesdonnees.e-cancer.fr).
Emergence et accompagnement de l’innovation
Dans le cadre de sa mission de renforcement de la qualité des prises en charge pour tous les malades atteints de cancer, l’INCa a lancé neuf appels à projets. Au total, dans le domaine de la santé, 99 projets ont été financés, dont huit projets intégrés en faveur des adolescents et jeunes adultes atteints de cancer, l’un des publics prioritaires du plan Cancer 2009-2013.
La poursuite de la structuration de l’offre de soins a donné lieu à la reconnaissance de deux centres experts nationaux pour les cancers rares de l’adulte (17 au total) et de 15 unités de coordination en oncogériatrie. Par ailleurs, sept régions se sont engagées dans la phase pilote de déploiement du dossier communicant en cancérologie (DCC), dans le cadre du dossier médical personnel (DMP).
En matière de recherche, 147 nouveaux projets, financés par l’INCa pour près de 57 millions d’euros (financement pluriannuel), ont été retenus en 2011. L’Institut a aussi financé 61 projets en partenariat avec d’autres organismes. Un premier appel à projet a été lancé auprès des centres d’essais cliniques de phase précoce (CLIP2) sur une molécule innovante. Enfin, les deux premiers sites français de recherche intégrée sur le cancer (SIRIC) ont été labellisés en juin, à Paris et à Lyon.
Appropriation des progrès par les publics
En 2011, l’INCa a assuré la diffusion de huit fiches repère sur les facteurs de risque, la prévention et les dépistages. Trois campagnes de sensibilisation ont été menées en faveur du dépistage du cancer du sein, du cancer colorectal et du cancer du col de l’utérus.
De plus, pour promouvoir un nouveau regard sur les cancers et mettre en avant les progrès accomplis, l’INCa a lancé en mai la campagne de sensibilisation : « La recherche avance, changeons de regard sur le cancer ».
Des actions spécifiques ont aussi été conduites en direction des médecins traitants avec, notamment, la mise en ligne de deux modules de formation sur la prévention et le dépistage du cancer du col de l’utérus, ainsi que sur les facteurs de risque de cancers cutanés d’origine professionnelle.
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