Une équipe française montre le rôle protecteur du gène DCC vis-à-vis des cancers colorectaux
15/12/2011
L’équipe de Patrick Mehlen (Centre de recherche en cancérologie de Lyon, Inserm/CNRS/Centre Léon Bérard/Université Claude Bernard Lyon 1) vient de montrer que le gène DCC (Deleted Colorectal Cancer) protégeait du développement de tumeurs colorectales en induisant la mort des cellules malignes. Ce travail, co-financé par l’INCa, a été publié dans une lettre de la revue Nature (1).
Cette équipe étudie les mécanismes qui permettent aux cellules de déclencher un phénomène d’apoptose lorsqu’elles deviennent anormales. Son hypothèse est que ce phénomène est lié à la présence de « sentinelles » présentes à la surface des cellules, les « récepteurs à dépendance ». Lorsque ce récepteur est privé de son ligand, la cellule déclenche un mécanisme d’apoptose. En cancérologie, cette absence de ligand pourrait provoquer la mort des cellules cancéreuses.
Les chercheurs ont donc élaboré un modèle animal à partir de souris porteuses d’une mutation du gène DCC, qui code pour un récepteur à dépendance, afin de bloquer son activité pro-apototique. Ces souris développent ainsi spontanément des tumeurs car le gène muté ne peut induire la mort des cellules cancéreuses. Pour les auteurs, la présence de ce gène suppresseur protège du développement de cancers. Mais certaines cellules cancéreuses bloquent ce mécanisme.
Ce travail pourrait déboucher sur la mise au point d’un nouveau traitement ciblé destiné à réactiver l’apoptose des cellules malignes. L’équipe a déjà élaboré plusieurs candidats médicaments qui réactivent la mort cellulaire par le récepteur DCC.
1) DCC constrains tumour progression via its dependence receptor activity. Marie Castets, Laura Broutier, Yann Molin, Marie Brevet, Guillaume Chazot, Nicolas Gadot, Armelle Paquet, Laetitia Mazelin, Loraine Jarrosson-Wuilleme, Jean-YvesScoazec, AgnesBernet, Patrick Mehlen. Doi :10.1038/nature10708
Enquête
L’AD-Santé-Net et l’INCa lancent une enquête en ligne, anonyme, afin de mieux connaître ses internautes.
Merci pour votre participation !
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