Un rapport INCa sur la situation de la chimiothérapie en 2010
(01/10/10)
Ce rapport recense et analyse les évolutions récentes de la pratique de la chimiothérapie des cancers dans les établissements de santé. Réalisé par l’INCa, il s’inscrit dans la mise en œuvre du Plan cancer 2009-2013 et notamment de la mesure 21 (garantir un égal accès aux traitements et aux innovations). Il fait suite à la parution de deux premiers rapports sur la situation de la chimiothérapie des cancers, en 2008 et en 2009.
Si le nombre de malades traités pour cancer a augmenté de 12 % par rapport à 2005 celui des patients traités par chimiothérapie a augmenté de plus de 24%. Ceci s’explique en particulier par le fait que la chimiothérapie devient un traitement de référence pour de nombreux cancers et par la mise sur le marché de nouvelles molécules.
Cinq pathologies cancéreuses (digestif, sein, poumon, gynécologie et hématologie) représentent à elles seules près de 78% des chimiothérapies réalisées en 2009. En 2009, les molécules anticancéreuses innovantes et coûteuses, inscrites sur la liste permettant un remboursement en sus du GHS, représentaient 57% du coût total ces médicaments, soit plus de 1.03 milliards d’euros (hors secteur privé). Le coût annuel de ces médicaments anticancéreux a augmenté de 6.5% entre 2008 et 2009. Pour la deuxième année consécutive, les dépenses des molécules dites de « biothérapies » sont majoritaires et représentent 57% des coûts des molécules anticancéreuses.
De 2004 à juillet 2010, 30 nouvelles molécules ont obtenu une première autorisation de mise sur le marché en oncologie, parmi lesquelles près de la moitié appartiennent aux nouvelles classes de molécules ciblées sur un phénomène biologique. Ces traitements ne sont efficaces que si un test moléculaire effectué sur la tumeur du patient identifie un biomarqueur, confirmant l’intérêt de la prescription. Pour faciliter ce ciblage, l’Institut National du Cancer a mis en place un programme de détection des biomarqueurs au sein des plateformes de génétique moléculaire des cancers réparties sur l’ensemble du territoire. Ces 28 plateformes régionales réalisent des tests moléculaires pour l’ensemble des patients afin de leur permettre de bénéficier d’une prise en charge personnalisée et ciblée.
Ces médicaments innovants sont remboursés aux établissements sous réserve de respecter les « référentiels de bon usage » produits par l’INCa et l’Afssaps. Ces référentiels, disponibles sur ce site (onglet soins) couvrent l’ensemble des pathologies cancéreuses les plus fréquentes et sont actualisés au moins une fois par an.
La chimiothérapie orale est en pleine expansion, ces médicaments sont délivrés en officine et pris à domicile par les patients avec des durées de traitement parfois longues, certains cancers ayant une évolution chronique.
Le rapport propose plusieurs pistes de réflexion afin d’améliorer, en termes de sécurité et de maîtrise des coûts, l’usage de toutes les molécules anticancéreuses, quel que soit leur mode d’administration.
Enquête
L’AD-Santé-Net et l’INCa lancent une enquête en ligne, anonyme, afin de mieux connaître ses internautes.
Merci pour votre participation !
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