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Agence nationale sanitaire et scientifique en cancérologie

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Renforcement de la qualité du programme de dépistage organisé du cancer du sein

(12/07/2010)

Des mesures visant à renforcer les critères de contrôle qualité des installations de mammographie ont été annoncées lors d’une conférence de presse présidée par le Pr Didier HOUSSIN, directeur général de la santé, M Jean MARIMBERT, directeur général de l’AFSSAPS et le Pr Dominique MARANINCHI, président de l’Institut National du Cancer.

 

 

Ces actions sont consécutives à une enquête de l’Institut National du Cancer réalisée suite au repérage d’une hétérogénéité dans les taux de détection des cancers avec certains types de dispositifs de mammographies numériques à plaques (ou computerised radiology : CR). L’objectif est d’améliorer la qualité de l’image, compte tenu de la taille infra-millimétrique des anomalies à détecter, avec la dose la plus faible possible de rayons X délivrée. Ces mesures pourraient être rendues opposables dès septembre, après une phase de concertation. Par ailleurs, l’enregistrement des informations relatives aux appareils utilisés pour réaliser les mammographies pourrait être systématisé dans le cadre de la mise en œuvre de l’action 15.2 du plan cancer 2009-2013 qui prévoit d’améliorer le suivi des résultats du dépistage.

Le système de suivi et d’évaluation du programme national de dépistage organisé du cancer du sein a permis de repérer un taux de détection de cancer moins important par certaines installations dans un département. L’enquête réalisée par l’INCa sur la demande et avec l’appui de la DGS a concerné l’ensemble des structures de gestion coordonnant les dépistages organisés et a porté sur les équipements, le nombre de dépistages et le nombre de cancers dépistés selon les machines utilisées, ainsi que sur le taux de clichés jugés techniquement insuffisants par le second radiologue selon les équipements. Deux vagues d’enquêtes ont été menées, la première a porté sur l’activité de l’année 2008 et du premier semestre 2009 (54 structures de gestions impliquées, plus de 2,1 millions de mammographies enregistrées), la deuxième sur l’activité 2009 (80 structures de gestion, 4,2 millions de mammographies).Les structures de gestion se sont rapidement mobilisées pour répondre à l’enquête.

Cette enquête permet de montrer :

  • que la migration du parc vers la technologie numérique s’est effectuée très rapidement : passant de 29 % en 2008 à 64 % en 2009. Les machines sont en majorité des systèmes à plaques (CR) et dans 21 % des cas des sytèmes à capteurs plans (systèmes « digital radiology » dits DR).
  • que le taux de clichés jugés techniquement insuffisants par les radiologues qui réalisent la seconde lecture est supérieur en technologie analogique, toutefois parmi les technologies numériques, les systèmes CR présentent des taux très hétérogènes.
  • que le taux de détection des cancers est globalement inférieur avec le système CR, comparé au système DR ou à l’analogique, mais avec une variabilité importante selon les marques.

Ces évolutions confortent le rôle et la réactivité des structures de gestion des dépistages pour faire progresser la qualité des programmes.

 

  • Accéder au dossier de presse sur le site du ministère de la santé et des sports : Dépistage du cancer du sein – évolution des techniques et du contrôle qualité
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