Journée de la femme : l’INCa rappelle les acquis que représentent les dépistages des cancers
(08/03/2010)
A l’occasion de la journée internationale de la femme, l’INCa rappelle à toutes les femmes les acquis majeurs que représentent, en termes de santé publique, les dépistages des cancers.
Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme (près de 50 000 nouveaux cas par an) suivi par le cancer colorectal (17 500 nouveaux cas par an). Le cancer du col de l’utérus représente, quant à lui, plus de 3000 nouveaux cas chaque année. Face à ces cancers et aux 70 000 nouvelles femmes concernées chaque année, il existe des moyens pour agir. Depuis deux décennies, la pratique des dépistages des cancers du sein, du col de l’utérus et du cancer colorectal ont permis de sauver la vie de milliers de femmes en France.
Le dépistage du cancer du col de l’utérus, qui repose sur le frottis, permet de détecter des lésions précancéreuses et cancéreuses afin de prévenir l’apparition d’un cancer ou de mieux le soigner. Ce dépistage est recommandé aux femmes de 25 à 65 ans, vaccinées ou non contre l’infection par virus HPV. Les recommandations actuelles pour les femmes ne présentant pas de risque particulier, sont de pratiquer un frottis tous les trois ans, après deux frottis à un an d’intervalle n’ayant pas révélé d’anomalie. L’initiative du frottis est prise par le médecin traitant, le gynécologue et parfois la sage-femme. Dans 13 départements, des expérimentations de dépistage organisé sont mises en place.
Depuis quelques années, le dépistage du cancer du sein et du cancer colorectal est systématiquement proposé à toutes les femmes de 50 à 74 ans, tous les deux ans, par l’intermédiaire d’une lettre d’invitation.
Le dépistage du cancer du sein, qui repose sur la mammographie, est généralisé à l’ensemble du territoire depuis 2004 (premières expérimentations dès 1989). Il concerne 8 millions de femmes. Cet examen, gratuit pour la femme, permet chaque année de dépister quelque 13 000 cancers dont un nombre important de petits cancers qui sont plus facilement soignés.
Le dépistage du cancer colorectal, qui concerne également les hommes, est généralisé depuis fin 2008. Il repose sur un test de recherche de sang dans les selles, qui est remis par le médecin traitant. Les femmes participent plus volontiers que les hommes à ce dépistage : 47% de participation vs 40% pour les hommes (source : InVS).
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