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Agence nationale sanitaire et scientifique en cancérologie

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Anatomopathologie

Date de dernière mise à jour : 29/11/2011

AnatomopathologieL’examen d’anatomocytopathologie est l’examen fondamental en cancérologie : réalisé lors d’actes opératoires, d’endoscopies ou de consultations, il permet de poser le diagnostic des 350 000 nouveaux cas de cancer. 

Cet examen détermine aussi le type de cancer ainsi que les caractéristiques d’agressivité des cellules et d’extension de la tumeur. Ces éléments permettent au médecin clinicien d’évaluer le pronostic de la maladie et d’adapter au mieux la thérapeutique. L’examen d’anatomocytopathologie porte sur des tissus (analyse histologique) ou sur des cellules isolées (analyse cytologique). L’anatomocytopathologie constitue également une spécialité incontournable dans les domaines de la recherche et de l’observation des cancers, ainsi que dans l'évaluation de l’impact des programmes nationaux de lutte contre le cancer.

Cette discipline est l’objet d’une mesure spécifique du Plan cancer 2009-2013 (mesure 20 : soutenir la spécialité d’anatomocytopathologie).

Comptes rendus d’anatomopathologie


La définition d’un contenu minimum des comptes rendus anatomopathologiques s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement du dispositif d’autorisation des établissements de santé pour les traitements du cancer.

Le troisième critère d'agrément pour la chirurgie des cancers prévoit en particulier que le dossier du patient devra contenir un compte-rendu anatomopathologique comportant des éléments minimaux définis par l’Institut National du Cancer. Ces éléments, correspondant aux données essentielles à la prise en charge des malades, ont été définis conjointement par l’INCa et la Société Française de Pathologie pour 21 localisations tumorales, représentant 85% des nouveaux cas de cancer. Ils ont été regroupés dans un catalogue qui a été présenté au Conseil d’Administration de l’INCa en décembre 2009. Ces items ont vocation à être actualisés annuellement.

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Double lecture des cancers rares et des lymphomes


La prise en charge des cancers rares pose des difficultés inhérentes à la rareté de cette pathologie. Les données de la littérature, confirmées par l’expérience des professionnels, montrent que les diagnostics anatomopathologiques des cancers rares peuvent nécessiter le recours à des examens très spécialisés et être source de difficultés. La confirmation diagnostique est ainsi essentielle à la prise en charge optimale d’un patient atteint d’un cancer rare.
L’INCa et la Direction générale de l'offre de soins (DGOS) ont lancé en février 2009 un premier appel à candidatures visant à structurer l’offre de soins pour les patients atteints de cancers rares. La prise en charge de 8 cancers rares de l’adulte a été ainsi structurée et financée. En lien avec ces réseaux d’expertise clinique, trois réseaux de référence anatomopathologiques ont été labellisés et financés (pour les sarcomes, les mésothéliomes et les tumeurs neuroendocrines rares) de même qu’un réseau national de référence anatomopathologique des lymphomes, dont certaines formes ne sont que rarement observées du fait de la grande diversité et complexité des cas.

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Réseaux sanitaires et tumorothèques

Le Plan cancer 2009-2013 prévoit d’accompagner l’adaptation de l’anatomocytopathologie aux évolutions technologiques et scientifiques (action 20.2), en développant notamment l’accès aux tumorothèques sanitaires. Les tumorothèques sont des infrastructures organisées pour la cryoconservation d’échantillons tumoraux de patients atteints de cancer, en réponse à des obligations médicales et sanitaires, et à des objectifs scientifiques. La mission dite sanitaire des tumorothèques est inscrite au sein du dispositif d’autorisation des établissements de santé pour le traitement du cancer. A ce titre, la cryopréservation doit être garantie dans le cas où elle s’avère être un pré-requis à la réalisation des examens moléculaires permettant d’améliorer la prise en charge diagnostique et thérapeutique des patients. L’INCA a publié en novembre 2011 des recommandations sur la conservation et l’utilisation des échantillons tumoraux en cancérologie qui précise notamment les indications de cryoconservation à visée sanitaire.

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