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Pair Gynécologie

Date de dernière mise à jour : 03/11/2011

Les cancers gynécologiques représentent en France environ 10 % des cancers chez la femme. En 2010, l’incidence cumulée des cancers du col de l’utérus, du corps utérin et de l’ovaire, y était estimée à plus de 14 000. Au cours des dix dernières années, l’incidence et la mortalité de ces trois types de cancers ont diminué. Le pic d’incidence est maximal pour le cancer du col de l’utérus entre 30 et 50 ans, alors que les cancers du corps de l’utérus et de l’ovaire touchent surtout les femmes après 60 ans. Ces 3 localisations sont des cancers de pronostic intermédiaire, mais la survie relative à 5 ans des cancers de l’ovaire est d’environ 40%, celle des autres localisations est supérieure à 70%.

L’Institut National du Cancer en partenariat avec l’Association pour la Recherche sur le Cancer (ARC) et la Ligue nationale contre le cancer (LNCC) ont donc décidé de mettre en œuvre un programme d’actions intégrées de recherche (PAIR) sur les cancers gynécologiques (PAIR Gynécologie).

Le 29 juin dernier, l’ARC, la LNCC et l’INCa ont organisé un séminaire national sur ces cancers afin de présenter les résultats des travaux de réflexion menés par un comité de pilotage multidisciplinaire, présidé par le Dr Isabelle Ray Coquard (Centre de Lutte Contre le Cancer Léon Bérard, Lyon) et d’en identifier les axes prioritaires de recherche.

Ce séminaire s’est tenu dans le cadre de la préparation de l’appel à projets national PAIR Gynécologie, lancé en octobre 2011, et qui s’articule autour de quatre grands axes :

  • Epidémiologie des cancers gynécologiques, dépistage, inégalités et accès aux soins, notamment parce que les cancers du col de l’utérus touchent surtout des femmes jeunes, malgré un dépistage disponible et que la détection précoce des cancers de l’ovaire modifie radicalement la prise en charge et le pronostic de cette tumeur.
  • Retentissement des cancers gynécologiques et de leurs traitements. Jusqu’à présent, l’incidence et le type de séquelles des cancers gynécologiques, en particulier physiques, psychologiques ou sociales ont très peu été étudiées en France et l'intensité des traitements entraîne un retentissement fonctionnel encore insuffisamment pris en compte.
  • Biologie et identification de marqueurs diagnostiques, pronostiques et de réponse aux traitements de la maladie pour faire progresser les connaissances sur la genèse de la maladie et de son évolution.
  • Innovations thérapeutiques sur lesquelles repose l’amélioration de la prise en charge des patientes.

Les résultats de cet appel à projets seront publiés en juillet 2012.