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Radon

Date de dernière mise à jour : 18/10/2011

RadonLe radon est un gaz radioactif naturel produit notamment par les roches granitiques et volcaniques. Transparent et inodore, il est présent partout à la surface de la planète, il représente la première cause d’irradiation naturelle en France, et on estime qu’il y est responsable, chaque année, de 2500 à 3500 décès par cancer du poumon. Il peut s’accumuler dans les espaces clos, dont les maisons. Il faut donc aérer et ventiler les bâtiments exposés. La mesure 12.6 du Plan cancer 2009-2013 prévoit de « Mieux informer sur les risques liés au radon », et l’action 40 du PNSE 2 a pour objet la réduction de « l’exposition au radon dans l’habitat ». Cette action prévoit notamment l’élaboration d’un nouveau plan d’action sur le radon pour la période 2009-2013.

 

Pourquoi le radon est-il cancérigène ?

Les atomes du radon se désintègrent pour donner des substances qui émettent ce que l'on appelle des rayonnements ionisants. En traversant les tissus, tels les bronches ou les poumons, ces rayonnements peuvent entraîner des lésions dans les cellules du corps, et provoquer des mutations des gènes. Ils sont donc cancérigènes. Les substances émises par le radon s'associent aux poussières contenues dans l'air que l'on respire. La peau est suffisamment épaisse pour ne pas être affectée, mais ce n'est pas le cas des bronches et des poumons. Plusieurs dizaines d'années peuvent s'écouler entre l'irradiation et l'apparition d'un cancer. Le risque du cancer du poumon augmente avec la concentration de radon dans l'air que l'on respire et avec la durée pendant laquelle on respire cet air.

Le radon constitue, pour la population française, la première cause d'irradiation naturelle. Il représente un peu plus du tiers de l'exposition moyenne aux rayonnements ionisants. À l'air libre, la quantité de radon gazeux est tellement faible qu'elle ne présente aucun risque pour la santé. Cependant, dans un espace confiné (dans les mines, dans les maisons, les bâtiments), le radon peut s'accumuler atteindre des niveaux relativement élevés.

Dans les mines

Dans les mines d'uranium, de filons uranifères ou de phosphates par exemple, les mineurs peuvent être particulièrement exposés au radon. Aujourd'hui, la prévention de ce risque repose principalement sur la ventilation des galeries des mines souterraines.

Dans les maisons

Dans les maisons, la principale source de radon provient du sol sur lequel elles sont construites. Le radon peut s'infiltrer dans une maison par les sols en terre battue, les fissures des murs, les joints, etc... Les concentrations élevées sont généralement associées aux roches granitiques, à certaines roches volcaniques, et à certains schistes. En conséquence, le centre de la France, la Bretagne, les Vosges, les Alpes ou la Corse sont plus particulièrement exposés. Les campagnes de mesures du radon conduites par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) ont permis d'estimer le niveau moyen annuel de radon dans l'habitat en France. 2 % des habitations nécessiteraient des actions correctrices.

 

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Des mesures de prévention collective

Pour réduire les effets du radon sur la santé, un certain nombre de mesures ont été prises en France, notamment dans le cadre du Plan national santé environnement (PNSE). Les lieux publics sont soumis à une réglementation depuis 2004 : dans certains départements, les propriétaires de lieux ouverts au public ont l'obligation de faire mesurer la concentration de radon. Les lieux actuellement concernés par la réglementation sont :

  • les établissements d'enseignement, y compris les bâtiments d'internat ;
  • les établissements sanitaires et sociaux disposant d'une capacité d'hébergement ;
  • les établissements thermaux ;
  • les établissements pénitentiaires.

Les pouvoirs publics estiment que l'on peut distinguer trois niveaux d'exposition :

  • en dessous de 400 Bq/m3, la situation ne justifie pas d'action correctrice particulière;
  • entre 400 et 1000 Bq/m3, des actions correctrices simples sont souhaitables ;
  • au delà de 1 000 Bq/m3, des actions correctrices, éventuellement d'envergure, doivent être impérativement et rapidement conduites car on aborde un niveau de risque qui peut être important. 

En fonction de la fréquentation de l'établissement concerné, sa fermeture pourra être envisagée jusqu'à réalisation des actions nécessaires.

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Des mesures de prévention individuelles

Il est possible de mesurer la concentration de radon de façon simple et économique à l'aide d'un dosimètre. Pour cela, on place un détecteur durant 15 jours à quelques mois dans la pièce suspectée ou dans celle où l'on passe le plus de temps. Des sociétés commerciales peuvent effectuer cette évaluation. L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) propose également cette prestation et dispose des compétences nécessaires pour intervenir dans les cas complexes.Il est également possible de réduire une concentration de radon trop élevée :

  • en augmentant l'étanchéité entre le sol et le bâtiment : rénovation des planchers de sous-sol existants, particulièrement des sols en terre battue, réparation des fissures dans les murs et planchers, aération des planchers de sous-sols, etc...
  • en ventilant les maisons et bâtiments afin de renouveler l'air intérieur : aération naturelle ou ventilation mécanique.

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Textes de référence

 

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