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Agents infectieux

Date de dernière mise à jour : 01/12/2011

Agents infectieuxCertains agents infectieux (virus, bactéries, parasites) peuvent provoquer ou favoriser la survenue d’un cancer. Plusieurs d’entre eux ont été classés cancérogènes ou cancérogènes probables par le CIRC. La prévention doit donc être mise en avant, notamment par la vaccination quand elle existe.

 

Les agents infectieux en cause

Selon l’OMS, les agents infectieux seraient responsables de 18% des cancers dans le monde, la plupart se produisant dans les pays en développement.

Parmi les principaux agents infectieux impliqués dans le développement d’un cancer on peut citer :

  • les virus de l’hépatite B et C (HBV-HCV) peuvent favoriser la survenue de cancers du foie. L’infection chronique par HBV ou HCV est classée cancérogène pour l’homme par le CIRC (groupe 1) ;
  • les papillomavirus humains (HPV) sont associés au développement des cancers du col de l'utérus et de l’oropharynx. L’infection par HPV 16 et 18 est classée cancérogène pour l’homme par le CIRC (groupe 1) ;
  • le virus d'Epstein-Barr (EBV) peut provoquer des lymphomes (de Burkitt, maladie de Hodgkin, lymphomes malins non-hodgkiniens) et des cancers du nasopharynx (classé cancérogène pour l’homme par le CIRC, groupe 1) ;
  • le virus du sida (VIH) peut entraîner des sarcomes de Kaposi et des lymphomes malins non-hodgkiniens. L’infection par le VIH 1 est classée cancérogène pour l’homme (groupe 1), celle par le VIH2 cancérogène probable (groupe 2B) ;
  • certaines bactéries peuvent aussi être à l’origine de cancers : la plus connue est l'Helicobacter pylori, qui peut favoriser la survenue d’un cancer de l'estomac (l’infection à Helicobacter pylori est classée en groupe 1 du CIRC) ;
  • les toxines sécrétées par certains agents biologiques, comme les mycotoxines et certaines aflatoxines pour les cancers du foie.

Certains agents pathogènes ne provoquent pas directement un cancer, mais ils sont à l’origine d’un état infectieux chronique qui en favorise l’apparition. Le risque de développer un cancer à partir d’un tel agent peut être aggravé lorsque d’autres facteurs, notamment d’ordre génétique (prédisposition à certains cancers) ou liés aux modes et conditions de vie (tabac, alcool, alimentation), se surajoutent.

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Les mesures de prévention

La prévention demeure essentielle. Elle passe notamment par la vaccination à titre préventif, lorsqu’elle existe, mais aussi par l’amélioration de l’hygiène et des conditions de vie. S’il n’existe pas de vaccination contre les cancers à proprement parler, il en existe contre certains virus qui en favorisent la survenue : le vaccin contre le virus de l’hépatite B et le vaccin contre certaines formes de papillomavirus humain (HPV) à l’origine des cancers du col de l’utérus. Contrairement au vaccin contre l’hépatite B, le vaccin contre le papillomavirus ne protège pas contre toutes les formes du virus. Il ne constitue donc pas un moyen suffisant pour se prémunir contre le cancer du col de l’utérus. Même lorsqu’on est vacciné, il est indispensable de pratiquer un dépistage régulier par frottis, qui reste le moyen le plus sûr de prévenir le cancer du col de l’utérus par la détection des lésions précancéreuses. La mesure 13 du Plan cancer 2009-2013 a pour objet de « prévenir les cancers d’origine infectieuse ». Elle porte sur les infections à HPV, VHB, VHC, Helicobacter pylori et à VIH.

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