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Publication des résultats de l’étude Interphone

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(18/05/2010)

 

 

Publiés le 18 mai 2010 dans l’International Journal of Epidemiology*, les derniers résultats de l’étude internationale Interphone ne mettent globalement pas en évidence une augmentation du risque de gliome ou de méningiome liés à l’utilisation du téléphone portable.

L’utilisation croissante du téléphone portable s’est accompagnée d’un certain nombre de préoccupations liées à la santé de ses utilisateurs. A la fin des années 90, plusieurs groupes d’experts ont recommandé que soient entreprises des études sur les possibles effets néfastes d’une exposition de faible intensité aux champs électromagnétiques dans les radiofréquences.
Coordonnée par le Centre International de Recherche sur le Cancer, l’étude internationale Interphone a donc été lancée dans ce cadre en 2000, sous la forme d’un ensemble d’études cas-témoins menées dans 13 pays et se concentrant sur quatre types de tumeurs affectant les tissus qui absorbent le plus l’énergie des radiofréquences émise par les téléphones portables : tumeurs du cerveau (gliomes et méningiomes), du nerf acoustique (neurinome de l’acoustique) et de la glande parotide. C’est à ce jour la plus importante étude cas-témoins réalisée sur ce sujet, et elle réunit le plus grand nombre d’utilisateurs cumulant au moins 10 années d’exposition.
Les résultats publiés aujourd’hui concernent les gliomes (2708 cas, 60% d’hommes, 40% de femmes) et les méningiomes (2409 cas, 24% d’hommes, 76% de femmes). Ils mettent en évidence un risque relatif inférieur à 1 lié au fait de n’avoir jamais été un utilisateur régulier de téléphone portable (0,81 pour les gliomes ; 0,79 pour les méningiomes), ce qui reflète peut-être un biais de participation ou d’autres limites méthodologiques. Ils ne montrent pas d’augmentation du risque relatif de gliome (RR=0,98) et de méningiome (0,83) 10 ans et plus après la première utilisation du téléphone portable.
Un risque accru de gliomes (RR=1,40) et, dans une bien moindre mesure de méningiomes (RR=1,15), est suggéré dans le plus haut décile de temps d’appel cumulé (≥1640 heures depuis la première utilisation) et chez les sujets ayant déclaré une utilisation habituelle du téléphone du même côté que celui de leur tumeur. Pour les gliomes, l’augmentation du risque porte sur les tumeurs du lobe temporal. Toutefois, les biais et les erreurs limitent la force des conclusions que l’on peut tirer de ces analyses et ne permettent pas d’établir une relation causale.
Les auteurs concluent que ces résultats ne mettent pas en évidence d’augmentation du risque de gliome et de méningiome lié à l’utilisation du téléphone portable. Ils estiment cependant nécessaire de mener d’autres études afin de déterminer les effets à long terme de l’usage intensif des téléphones portables.
L’étude Interphone se poursuit afin de déterminer l’impact de l’usage du téléphone portable sur les tumeurs du nerf acoustique et de la glande parotide. Par ailleurs, le CREAL (Centre for Research in Environmental Epidemiology) coordonne le projet international « Mobikids », qui étudie le risque de tumeurs cérébrales lié à l’utilisation du téléphone portable dans l’enfance et l’adolescence.



* Brain tumour risk in relation to mobile telephone use: results of the INTERPHONE international case–control study. The INTERPHONE Study Group. doi:10.1093/ije/dyq079
http://ije.oxfordjournals.org/cgi/content/abstract/dyq079

 

Enquête

 

L’AD-Santé-Net et l’INCa lancent une enquête en ligne, anonyme, afin de mieux connaître ses internautes.

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