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Agence nationale sanitaire et scientifique en cancérologie

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Lancement du mois de mobilisation nationale contre le cancer colorectal

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(02/03/2010)

La campagne de mobilisation contre le cancer colorectal a été lancée le mardi 2 mars, en présence de Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et des Sports, Sophie Delaporte, directrice générale adjointe de la Santé et Dominique Maraninchi, président de l’Institut National du Cancer.

 

Pour la 3e année consécutive, le mois de mars est dédié à la mobilisation contre le cancer colorectal. A cette occasion, l’INCa, en partenariat avec le ministère de la Santé et des Sports et l’Assurance Maladie, développe un programme d’information sur le dépistage organisé du cancer colorectal. Objectifs : informer et sensibiliser les populations concernées (hommes et femmes de 50 à 74 ans), mobiliser les professionnels de santé et accompagner les acteurs locaux responsables de l’organisation et du suivi des dépistages.

Roselyne Bachelot a rappelé, en ouverture de la conférence de presse, l’importance du dépistage du cancer colorectal et la nécessité d’augmenter les taux de participation de la population à ce dépistage, conformément au Plan cancer 2009-2013. La ministre a également insisté sur la place essentielle du médecin généraliste au cœur du dispositif. Sophie Delaporte a notamment mis l’accent sur la place importante de la prévention aux côtés du dépistage, afin de mener une politique de santé publique globale sur le cancer. Elle a souligné la complémentarité des différents de plans de santé publique ainsi que le rôle des institutions et associations impliquées dans la lutte contre le cancer. Dominique Maraninchi est revenu, pour sa part, plus en détails sur le dispositif d’information mis en place par l’INCa pour ce mois de mobilisation.

De gauche à droite : Dominique Maraninchi, Claude (l'un des témoins qui a bénéficié du dépistage), Martine Lequellec-Nathan, Jean-Pierre (autre témoin), Dr Marc Giovannini (Marseille)

De gauche à droite : Dominique Maraninchi, Claude (l'un des témoins qui a bénéficié du dépistage), Martine Lequellec-Nathan, Jean-Pierre (autre témoin), Dr Marc Giovannini (Marseille)

Par ailleurs, deux témoins ont pu faire part de leur expérience lors de la conférence de presse. Pour Jean-Pierre, 65 ans, le test de recherche de sang occulte dans les selles était devenu une habitude de santé. En 2006, il effectue son troisième test, qui s’avère positif. La coloscopie réalisée permet de détecter et de retirer un polype cancéreux. Pour Jean-Pierre, le test « n’est pas compliqué. Ce n’est pas une grande contrainte ».
Pour sa part, Claude, 66 ans, a effectué en 2003 un test de recherche de sang occulte dans les selles à la demande de son médecin traitant. Le résultat étant positif, Claude a réalisé une coloscopie au cours de laquelle deux polypes ont été retirés. « Il y en avait d’autres que le gastroentérologue n’a pas pu enlever, et il m’a immédiatement adressé à un centre de lutte contre le cancer où j’ai été opéré par les voies naturelles. L’analyse a montré que ces polypes étaient cancéreux. Mais ils ont été pris à temps et je vis tout à fait normalement depuis ».