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Cancer et adolescentsThere are no translations available. 29/01/2010 Une conférence de presse s’est tenue à l’Institut National du Cancer le vendredi 29 janvier 2010, sur la thématique « cancer et adolescents », en présence de Roselyne Bachelot, ministre de la Santé. Une convention de partenariat entre l’INCa et l’AP-HM (Assistance Publique – Hôpitaux de Marseille), a été signée à cette occasion, afin de soutenir le projet EMA (Espace Méditerranéen de l’Adolescent), qui intègre un espace dédié aux adolescents confrontés au cancer. La nécessité d’une prise en charge spécifique des adolescents, inscrite dans le Plan cancer 2009-2013 (mesure 23.5), a rassemblé vendredi institutionnels, associatifs et professionnels de santé. Dominique Maraninchi, président de l’INCa ; Marcel Rufo, pédopsychiatre à l’AP-HM et initiateur du projet EMA ; André Baruchel, hématologue pédiatre, chef du service d’hémato-immunologie de l’hôpital Robert Debré ; Damien Dubois, co-fondateur de Jeunes Solidarité Cancer ; Jean-Paul Segade, directeur général de l’AP-HM ; Francis Larra, président de la Ligue nationale contre le cancer et Roselyne Bachelot ont, tour à tour, souligné la singularité de l’adolescence, période de transition et d’autonomisation. Ils ont insisté sur la nécessité d’une part de proposer à cette population une prise en charge adaptée et de développer, d’autre part, des actions en matière de recherche pour mieux appréhender les spécificités des cancers de l’adolescence, notamment en termes d’épidémiologie. Damien Dubois de Jeunes Solidarité Cancer a, par ailleurs, souligné l’importance de la phase de l’après-cancer et des problématiques d’emploi ou d’assurabilité liées au passage dans la vie adulte. C’est dans ce cadre que l’AP-HM et l’INCa ont signé une convention de partenariat, afin de soutenir le projet d’Espace Méditerranéen de l’adolescent. Ce projet novateur, qui sera basé à Marseille, proposera notamment aux adolescents atteints de cancer (hors phase aiguë) une prise en charge psychosociale. Il s’agit pour Marcel Rufo, à travers ce projet, d’accompagner l’adolescent pour « guérir de sa guérison pour se lancer dans la vie ». Dominique Maraninchi a expliqué que la mesure spécifique consacrée aux adolescents illustrait les valeurs et les réalisations qu’allait porter le Plan cancer : il n’y a pas un cancer mais des cancers, certains sont fréquents, d’autres rares, toutes les personnes ne sont pas égales face à cette maladie, l’accompagnement du « vivre » constitue un volet essentiel. « A l’âge où l’on se construit, l’épreuve du cancer peut constituer une véritable rupture », a souligné la ministre de la Santé en rappelant « il faut singulariser l’accompagnement des adolescents : leur rendre les essais thérapeutiques plus accessibles, développer les collaborations entre la médecine pédiatrique et la médecine adulte, délivrer une information adaptée tout au long de la prise en charge, et notamment sur les impacts du cancer –fertilité, vie sexuelle et affective, scolarité, vie professionnelle - lors de l’annonce de la maladie, il faut être bien au clair afin d’anticiper les difficultés liées au traitement ». Roselyne Bachelot a souhaité que le déploiement de la mesure 23.5 du Plan cancer permette à de nombreuses autres structures analogues à celle de Marseille de voir le jour. Reprenant les principales données épidémiologiques, le Pr André Baruchel a souligné les différences des cancers chez les adolescents. C’est en particulier dans la tranche d’âge de 15 à 30 ans que les progrès vont le moins vite, en raison de la complexité de la maladie mais aussi des disparités de prise en charge. « Cette mesure du plan cancer qui pense le long terme me paraît tout à fait essentielle » a-t-il souligné. Jean-Paul Segade, directeur général de l’AP-HM, a pour sa part, souligné l’intérêt de cette démarche (projet EMA) associant le service public de santé, celui de l’éducation nationale, le Conseil général, la commune de Marseille, le CLCC, des établissements privés, l’AP-HM. Il y voit un modèle intéressant de décloisonnement des acteurs et peut-être une nouvelle réflexion sur les modalités de prise en charge avec la perspective d'un travail en partenariat Accéder à la rubrique « cancérologie pédiatrique »   |