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Les analogues de l'hormone de libération de la lutéinostimuline (LHRH)
DATE PUBLICATION
Le traitement en pratique
La production de testostérone par les testicules est déclenchée par une autre hormone, l’hormone de libération de la lutéinostimuline (LHRH).
La LHRH est produite par l’hypothalamus, une glande située à la base du cerveau.
On peut donc bloquer la production de testostérone en utilisant des médicaments qui empêchent la sécrétion de LHRH, appelés analogues de la LHRH.
L’administration d’analogues de la LHRH entraîne d’abord une augmentation de la production de testostérone pendant une très courte durée, puis une diminution qui empêche la croissance des cellules cancéreuses.
L’augmentation momentanée de la testostérone observée au début du traitement entraîne ce qu’on appelle une "réaction de flambée tumorale".
Au cours de cette réaction, le patient peut avoir plus de troubles urinaires ou de douleur osseuse. Pour réduire ces symptômes, le médecin associe en général aux analogues de la LHRH un médicament anti-androgène.
Les analogues de la LHRH sont administrés au moyen d’une injection sous la peau. Selon le médicament utilisé, l’injection peut être réalisée tous les mois, ou tous les 3 ou 4 ou 6 mois. Le médicament est administré pour le reste de la vie, ou jusqu’à ce que le cancer évolue.
Les analogues de la LHRH les plus couramment utilisés sont :
- la leuproréline
- la goséreline
- la buséréline
- la triptoréline
Les effets secondaires
Une hormonothérapie s’accompagne d’un certain nombre d’effets secondaires : bouffées de chaleur, gonflement douloureux de la poitrine, nausées, vomissements. Le médecin peut proposer au patient des médicaments pour diminuer ces effets.
Des effets secondaires sur la sexualité, tels que l’absence de désir et l’impuissance, sont fréquents, mais ils varient d’un patient à un autre. Il ne faut pas hésiter à en parler avec votre médecin. Certains médicaments ont d’autres effets secondaires spécifiques qui seront précisés par le médecin.
Les effets des analogues de l’hormone de libération de la lutéinostimuline (LH-RH) dépendent surtout du type de médicament, de la dose utilisée et de votre état de santé général.
Les effets secondaires à court terme
Les effets secondaires à court terme peuvent se manifester lors du traitement, tout de suite après ou seulement quelques semaines plus tard. En général, ils sont temporaires :
- réaction de stimulation tumorale (aggravation passagère des symptômes) dont : douleurs osseuses ; troubles des mictions : besoin pressant d’uriner (mictions urgentes), incapacité d’uriner, besoin fréquent d’uriner (mictions fréquentes) ;
- bouffées de chaleur ;
- transpiration ;
- gonflement ou sensibilité de la poitrine ;
- diminution du désir sexuel ;
- impuissance ;
- troubles intestinaux (diarrhée, constipation) ;
- étourdissements ;
- maux de tête ;
- perte d’appétit ;
- vision trouble ;
- fatigue ;
- prise de poids ;
- phlébite – plutôt rare ;
- douleur ou rougeur au point d’injection.
Les effets secondaires tardifs
De nombreux hommes, qui doivent prendre des analogues de la LH-RH durant de longues périodes, éprouvent des effets secondaires tardifs dont un bon nombre sont semblables aux effets à court terme :
- bouffées de chaleur,
- transpiration,
- gonflement ou sensibilité de la poitrine,
- diminution du désir sexuel,
- impuissance,
- fatigue,
- prise de poids,
- perte de densité osseuse (ostéoporose).
Les traitements du cancer de la prostate
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"La prise en charge du cancer de la prostate" (juin 2010, pdf, 82 ko)




