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Le suivi d'une curiethérapie
DATE PUBLICATION
Après réalisation d’une curiethérapie par implants permanents le patient est suivi en alternance par son urologue et par le médecin radiothérapeute.
Un à deux mois après l’implantation, un premier bilan de la situation est effectué avec la réalisation d’un scanner de contrôle, voire d’une IRM, permettant la réalisation d’un calcul de dose final selon les recommandations internationales, ainsi que la réalisation d’une radiographie des poumons. Lors de la consultation, le médecin peut adapter le traitement médicamenteux en fonction des symptômes du patient.
Le premier dosage du PSA sera effectué 3 mois après la réalisation de la curiethérapie, avec consultation auprès du médecin pour adapter le traitement médicamenteux. Ensuite, un suivi est réalisé tous les 6 mois avec un dosage de PSA.
Après une curiethérapie, la valeur du PSA déterminée avant le traitement s’abaisse à son plus bas niveau sur une période de 1 à 3 ans, mais des augmentations transitoires (effet rebond) peuvent survenir avant le délai de 3 ans sans qu’il s’agisse d’une récidive tumorale.
Le PSA demeure toujours à une valeur détectable car, contrairement à la prostatectomie totale, la curiethérapie laisse un tissu prostatique résiduel.
Dans le cadre du suivi après curiethérapie, des critères de rechute ont été définis (appelés critères de Phoenix), c’est-à-dire lorsque la valeur du PSA est augmentée de 2 ng/ml par rapport à sa valeur la plus basse (on parle de nadir du PSA ou PSA nadir).
Après curiethérapie, la diminution du PSA se fait lentement et l’obtention du PSA nadir peut être très longue. La valeur du PSA nadir observée est un facteur pronostique.
En ce qui concerne la surveillance du PSA, il faut tenir compte des fluctuations habituelles des valeurs de PSA en particulier des phénomènes de rebond fréquents qui surviennent chez 40 % des patients dans la période de 12 à 18 mois après la réalisation de la curiethérapie.
Ces fluctuations n’ont pas de valeur pronostique. En cas d’ascension du PSA, selon les critères de Phoenix, un bilan complet, avec scanner thoraco-abdomino-pelvien, IRM prostatique et scintigraphie osseuse, est réalisé.
En fonction des données de l’IRM, des biopsies prostatiques peuvent être proposées ; celles-ci pourront, en cas de bilan d’extension négatif, orienter vers une prostatectomie dite de rattrapage.
En cas de suspicion de rechute après curiethérapie, le dossier du patient est présenté en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) urologique, pour fixer la stratégie thérapeutique.
Comprendre la radiothérapie
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Publication
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"La prise en charge du cancer de la prostate" (juin 2010, pdf, 82 ko)




