Accueil > Home > Les cancers > Cancer de la prostate > Curiethérapie > En pratique
Sommaire du dossier Cancer de la prostateFermer
Sur le même thème
La curiethérapie en pratique
DATE PUBLICATION
- Introduction
- Lors d'une curiethérapie par implants permanents
- Lors d'une curiethérapie par implants temporaires
- Faut-il prendre des précautions particulières ?
Introduction
Au cours d’une consultation, le médecin curiethérapeute juge de l’indication et de la faisabilité de la curiethérapie de prostate. Si c’est le cas, il explique au patient la technique utilisée, la durée du traitement, les résultats attendus ainsi que les effets secondaires possibles, tant sur le plan urinaire que sexuel et les précautions spécifiques à prendre après la réalisation de cette curiethérapie.
Il est prévu une consultation dite pré-anesthésique auprès d’un anesthésiste ; en effet la réalisation de la curiethérapie de prostate nécessite en principe une anesthésie générale, voire un autre type d’anesthésie péridurale ou locorégionale. En fonction de l’indication, de la technique utilisée, la prescription de la dose nécessaire est codifiée.
Le calcul de dose est réalisé en temps réel pendant l’intervention après le contourage de la prostate, de l’urètre et du rectum sur l’échographie. La dosimétrie per-implantation réalisée par le radiophysicien permet de programmer en temps réel la position du matériel vecteur (aiguille) ainsi que la position des implants permanents ou des sources radioactives après implantation des aiguilles au niveau de la prostate par voie périnéale.
Une fois la mise en place du matériel radioactif réalisée par l’intermédiaire du matériel vecteur, les aiguilles sont rétractées.
Lors d’une curiethérapie par implants permanents
Le patient est hospitalisé la veille de la curiethérapie en principe. Une préparation digestive est réalisée. Le patient étant endormi, une sonde urinaire est mise en place.
Une échographie par voie endorectale est réalisée avec l’acquisition du volume de la prostate. Un calcul de dose est réalisé en temps réel en trois dimensions (3D) permettant de déterminer la position des aiguilles dans la prostate et la position des grains d’iode 125 au niveau de chaque aiguille.
L’implantation des aiguilles est réalisée sous contrôle échographique, par voie périnéale de même que la mise en place des implants permanents, qu’elle soit réalisée de façon manuelle ou automatisée.
La mise en place de ces implants permanents est réalisée sous échographie. Les aiguilles sont rétractées au fur et à mesure de l’implantation du matériel radioactif. A la fin de l’implantation, le patient est amené en salle de réveil.
La durée d’hospitalisation est en général de 2 jours. En effet, le lendemain de l’application ou quelques heures après l’implantation, un scanner, voire une IRM de contrôle, est réalisé pour visualiser les grains d’iode dans la prostate et vérifier la qualité de l’implantation.
Lors d’une curiethérapie par implants temporaires
Une curiethérapie par implants temporaires peut par exemple être réalisée lors d’une curiethérapie à haut débit de dose} au niveau de la prostate.
La procédure est en général la même que celle utilisée pour la technique de curiethérapie par implants permanents, en effet le patient étant anesthésié, une sonde urinaire est mise en place en début d’intervention. Une échographie par voie endorectale permet l’acquisition du volume de la prostate. Après repérage de la prostate, de l’urètre et du rectum sur les images échographiques, la planification et la dosimétrie en trois dimensions (3D) sont réalisées en temps réel par le radiophysicien. Selon la planification du traitement, les aiguilles sont implantées sous échographie par voie périnéale. Chaque aiguille est ensuite connectée au projecteur de source qui contient une microsource d’iridium qui va se déplacer pas à pas dans chaque aiguille selon la planification dosimétrique.
En fonction de l’indication, le traitement peut consister en 2 à 3 séances de quelques minutes pendant un ou deux jours. Le patient est hospitalisé dans le service de curiethérapie. Lors des séances successives est réalisé soit un contrôle tomodensitométrique avec réalisation d’un nouveau calcul de distribution de dose, soit une nouvelle échographie de la prostate par voie endorectale ainsi qu’un nouveau calcul dosimétrique pour réalisation de la séance.
La durée d’hospitalisation est en moyenne de 2 à 3 jours en fonction du nombre de séances à réaliser.
Des précautions particulières sont-elles à prendre dans les deux premiers mois qui suivent l’implantation ?
En cas de curiethérapie par implants permanents (iode 125), la radioactivité des sources implantées diminue progressivement dans le temps. Les risques pour l’entourage sont jugés inexistants, les rayonnements émis étant très peu pénétrants et donc arrêtés presque totalement par le corps lui-même.
Quelques précautions sont cependant nécessaires dans les deux premiers mois qui suivent l’implantation : en pratique, vous devez éviter les contacts directs avec les très jeunes enfants (les prendre sur vos genoux…) et les femmes enceintes.
Il peut arriver que des sources implantées (on parle aussi de grains) passent dans vos urines. C’est la raison pour laquelle le médecin peut vous demander d’uriner dans un récipient et d’utiliser un tamis (une passoire à thé par exemple) pour filtrer les urines pendant une quinzaine de jours environ après l’intervention.
Si vous retrouvez un grain, il faut le placer dans le container plombé qui vous aura été remis lors de votre sortie d’hospitalisation, et le rapporter à l’hôpital.
Les rapports sexuels doivent être protégés en utilisant des préservatifs pendant les premiers rapports : il peut y avoir du sang dans le sperme et, exceptionnellement, immédiatement après la curiethérapie, des grains radioactifs. Des conseils adaptés vous sont donnés par le médecin curiethérapeute.
En cas d’hospitalisation pour une curiethérapie par implants temporaires (sources d’iridium 192), curiethérapie à haut débit de dose, aucune précaution n’est à prendre en dehors des séances car il n’y a aucune radioactivité.
Un traitement par des médicaments alphabloquants et anti-inflammatoires est le plus souvent prescrit à l’issue de la curiethérapie.
Quelle que soit la technique de curiethérapie utilisée, il est conseillé de boire beaucoup d’eau et d’uriner souvent pour diminuer le risque d’infection urinaire.
Afin de réduire les effets secondaires urinaires qui peuvent survenir, un traitement par des médicaments est souvent prescrit. N’hésitez pas à discuter avec le médecin et l’équipe médicale des questions qui vous préoccupent. Ce dialogue permet de vous familiariser avec le traitement et de vous adapter à celui-ci le mieux possible.
Par ailleurs, la réglementation relative à la radioprotection précise qu’en cas de décès survenant dans les deux ans après l’implantation d’implants permanents, aucune incinération ne peut être effectuée.
> Voir la fiche Les effets secondaires de la curiethérapie
Comprendre la radiothérapie
- Télécharger le guide "Comprendre la radiothérapie" (2009 - 2 Mo - PDF).
- Commander le guide.
Publication
- Télécharger le Guide Patient - Affection de longue durée :
"La prise en charge du cancer de la prostate" (juin 2010, pdf, 82 ko)




