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Dépistage du cancer du sein : les réponses à vos questions

Date de mise à jour : 27/09/2011

Campagne Octobre rose 2011Le cancer du sein est, avec 53 000 nouveaux cas estimés en 2011 (source : Institut de veille sanitaire, InVS), le cancer le plus fréquent chez la femme. Le taux de survie relative à 5 ans après ce cancer est élevé : 85 % (tous stades confondus). Et lorsqu'il est détecté tôt, le taux de survie relative à 5 ans du cancer du sein dépasse les 90%. Plus le cancer du sein est détecté tôt, mieux il se soigne, avec des traitements moins lourds et moins de séquelles, d'où l'utilité de le détecter précocement.

Un programme national de dépistage organisé du cancer du sein a été mis en place par les pouvoirs publics et généralisé à l'ensemble du territoire en mars 2004. Les femmes âgées de 50 à 74 ans sont invitées tous les deux ans par courrier, ou à l'initiative de leur médecin, à faire pratiquer une mammographie associée à un examen clinique des seins.

Les mammographies jugées normales sont revues par un second radiologue pour plus de sécurité. Ces examens sont pris en charge à 100% par l'Assurance Maladie sans avance de frais.

Qui est concerné ?

Le dépistage a pour objectif de détecter chez des personnes sans symptôme apparent, des anomalies susceptibles d'être cancéreuses et de permettre ainsi de pouvoir les traiter rapidement. Le dépistage du cancer du sein est actuellement recommandé, tous les deux ans, chez  les femmes de 50 à 74 ans à risque moyen, sans antécédent familial, ni facteur de risque identifié.

Toutefois, il est important que les femmes, quel que soit leur âge, soient attentives à la présence de signes suspects sur le sein et consultent leur médecin ou gynécologue en cas de trouble ou d'anomalie :

  • apparition d'une "boule" ;
  • apparition d'une rougeur ;
  • apparition d'un écoulement coloré de sang par le mamelon
  • rougeur, œdème ou aspect « peau d'orange »
  • douleur localisée
  • ganglions palpables au niveau des aisselles
  • eczéma du mamelon
  • rétractation du mamelon d'apparition récente

Par ailleurs, certaines femmes doivent réaliser un suivi spécifique, en dehors du programme de dépistage organisé. Ce suivi peut être provisoire, par exemple lorsqu'une anomalie probablement bénigne a été détectée et qu'elle doit être surveillée. Il est également proposé en cas d'antécédent personnel ou familial de cancer du sein ou lorsque la femme présente des facteurs de risque spécifiques (néoplasie lobulaire in situ, hyperplasie canalaire atypique).

 

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Le dépistage organisé

Dépliant d'information sur le dépistage organisé du cancer du sein Le programme national de dépistage organisé du cancer du sein, mis en place par les pouvoirs publics, a été généralisé en 2004 sur l'ensemble du territoire. Il est animé par des structures de gestion, qui travaillent au niveau départemental ou interdépartemental, en lien avec les professionnels de santé. Concrètement, ces structures invitent tous les 2 ans par courrier les femmes âgées de 50 à 74 ans à réaliser une mammographie et un examen clinique des seins chez un radiologue à choisir parmi une liste de spécialistes agréés. Cet examen est pris en charge à 100% par l'Assurance-maladie, sans avance de frais.

Le programme de dépistage organisé fait l'objet d'une évaluation rigoureuse (taux de participation, indicateurs d'organisation, de qualité du programme, d'analyse des pratiques, d'efficacité). Les radiologues agréés doivent justifier d'au moins 500 mammographies lues par an. Les radiologues assurant la deuxième lecture doivent, quant à eux, s'engager à lire au moins 1500 mammographies supplémentaires dans le cadre de cette deuxième lecture.

Le matériel fait l'objet de normes strictes. La qualité de la chaîne mammographique est contrôlée deux fois par an par des organismes agréés selon les recommandations de l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS). Les radiologues doivent par ailleurs effectuer ou faire effectuer un contrôle qualité interne plus fréquent sur leurs installations.

Le dépistage peut être réalisé en dehors du programme national, à l'initiative du professionnel de santé, médecin traitant ou gynécologue ou de la patiente. Il n'y a, dans ce cas, pas de seconde lecture des mammographies, pas d'obligation de formation spécifique des radiologues et pas d'obligation de réaliser au moins 500 mammographies par an. Ce dépistage individuel peut résulter d'un choix ou se justifier dans certaines situations particulières (en dehors de la tranche d'âge du programme national ou en raison de la nécessité d'un suivi différent).

 

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Les différentes étapes du dépistage organisé

La femme choisit son radiologue parmi des radiologues agréés (la plupart des radiologues réalisant des mammographies le sont). Le radiologue effectue un examen clinique des seins, avec palpation, pour s'assurer qu'il n'y a pas d'anomalie. Il réalise une mammographie complète, c'est-à-dire deux clichés par sein. Il donne alors une première interprétation des clichés.

S'il n'a décelé aucune anomalie, la mammographie est systématiquement relue par un second radiologue expert. Le résultat de cette seconde lecture est envoyé dans un délai d'environ quinze jours à la femme et à son médecin. En 2007, près de 9% des cancers du sein ont été détectés grâce à cette seconde lecture, qui n'existe que dans le cadre du programme de dépistage organisé (source : InVS).

Si une anomalie est décelée, le radiologue premier lecteur effectue immédiatement un bilan diagnostique, pour raccourcir le délai d'une éventuelle prise en charge et éviter une attente angoissante. Il propose des examens complémentaires : radiographies complémentaires, échographie, prélèvement ou IRM mammaire, par exemple. Le médecin traitant et/ou le gynécologue sont prévenus des résultats à la demande de la patiente.

Le dépistage du cancer du sein peut être également prescrit de manière individuelle par le médecin traitant ou le gynécologue de la patiente. L'examen de mammographie est identique. Dans ce cas, les clichés et leur interprétation sont remis à la patiente en fin d'examen. Il n'y a pas de second avis systématique.

 

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Quels sont les examens de dépistage ?

L'examen de dépistage de référence pour le cancer du sein est la mammographie, accompagnée d'un examen clinique des seins. Toutefois, des examens complémentaires comme l'échographie, l'IRM, la biopsie peuvent être nécessaires, pour préciser une anomalie décelé sur le cliché de la mammographie.

 

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A qui s'adresser ? 

A son gynécologue ou médecin traitant, ou à la structure qui coordonne le programme national de dépistage dans votre département.

 

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Quelques chiffres

  • Plus de 3000 vies pourraient être sauvées chaque année si 70% au moins des femmes de 50 à 74 ans réalisaient un dépistage tous les deux ans.
  • En 2010, plus de 2,3 millions de femmes ont réalisé un dépistage dans le cadre du programme organisé, soit un taux de participation de 52 %  (source : InVS).
  • En 2007, 14 500 cancers été dépistés dans le cadre du programme de dépistage organisé. Un nombre important de petits cancers sans atteinte ganglionnaire a été détecté (15,2% de cancers canalaires in situ* et 36,3% de cancers invasifs égaux ou inférieurs à 10 mm et sans envahissement ganglionnaire)

* Les cancers du sein sont dits in situ lorsque les cellules cancéreuses se trouvent uniquement à l'intérieur des canaux ou des lobules, sans que la tumeur ait infiltré le tissu qui les entoure

 

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Textes de référence