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Agence nationale sanitaire et scientifique en cancérologie

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Pour aller plus loin : cancer du col de l'utérus et infection HPV

Les papillomavirus humains (HPV - Human Papillomavirus) constituent la cause principale des cancers du col de l’utérus. Les virus les plus fréquemment rencontrés sont les HPV de types 16 et 18, présents dans plus de 70% des cas de cancer invasif du col utérin en France.  Ces HPV sont également associés à certains cancers du canal anal et de la vulve.
La transmission du virus se fait par contact avec la peau et les muqueuses, le plus souvent lors de rapports sexuels, avec ou sans pénétration. C'est pourquoi le préservatif, s'il peut limiter le contact avec le virus, ne peut pas assurer une protection complète.
L'infection HPV est très fréquente et s'acquiert la plupart du temps dans les cinq années suivant les premiers rapports sexuels. Dans la majorité des cas, l'infection est transitoire et s'élimine naturellement en 1 à 2 ans après la contamination sexuelle. Mais dans 10% des cas, cette infection persiste et peut entraîner des anomalies (lésions) au niveau des cellules du col de l'utérus ; ces lésions pouvant elles-mêmes évoluer vers un cancer.
Il existe plusieurs stades de lésions précancéreuses (appelées CIN 2, CIN 3), pouvant régresser vers un col de l'utérus normal, persister ou bien encore évoluer vers un cancer du col de l'utérus. Ce cancer met en moyenne une quinzaine d’années à se développer après la persistance et la progression d'une infection HPV à haut risque, ce qui laisse une fenêtre d'action importante pour le dépistage et la détection précoce des lésions pré-cancéreuses et cancéreuses.

 

Deux modes d'action existent :

  • La vaccination, utilisée préventivement, c'est-à-dire avant tout contact avec le virus. Il existe actuellement deux vaccins mis sur le marché en France, qui protègent contre certains types de HPV. La population ciblée par cette vaccination se compose :
    • des jeunes filles de 14 ans avant l'exposition au risque de l'infection HPV 
    • des jeunes filles et jeunes femmes de 15 à 23 ans qui n'auraient pas eu de rapports sexuels ou, au plus tard, dans l'année suivant le début de la vie sexuelle.
    Cette vaccination ne protège pas à 100% contre le cancer du col de l'utérus et ne remplace donc pas le dépistage par frottis. Ces deux actes sont complémentaires.
  • Le dépistage reste indispensable du fait de la protection partielle de la vaccination anti-HPV. Il repose sur un frottis cervico-utérin pratiqué tous les trois ans chez les femmes de 25 à 65 ans (après deux premiers frottis normaux pratiqué à un an d'intervalle). À partir de 25 ans, toutes les jeunes femmes, qu'elles soient ou non vaccinées, doivent bénéficier du dépistage par frottis.