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Agence nationale sanitaire et scientifique en cancérologie

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Les principaux effets secondaires
Mis à jour : 20.10.09

La douleur

Les nausées et vomissements

Une incapacité à uriner

Une infection de la plaie

La formation de caillots sanguins

Des saignements

Des troubles gastro-intestinaux

Un problème de cicatrisation

Une fistule digestive ou une péritonite post-opératoire

La lésion d'un nerf

Un gonflement des membres



Les effets secondaires de la chirurgie sont en partie liés :

  • au type de chirurgie réalisée,
  • à la zone opérée,
  • à l'état de santé du patient.

Ces effets secondaires surviennent tout de suite après l'intervention, à moyen ou long terme.

Ils peuvent être transitoires ou définitifs.

Certaines séquelles sont prévisibles et attendues et sont donc prises en charge par des médecins ou professionnels de santé spécialisés (kinésithérapeutes, prothésistes…).

Il est important de signaler tout effet secondaire à l'équipe soignante, quel que soit le moment où il survient.


La douleur

La douleur se manifeste souvent après une chirurgie en raison des lésions subies par les tissus lors de l'intervention.

Les analgésiques permettent de maîtriser la douleur, qui peut mettre un certain temps avant de s'atténuer selon l'intervention pratiquée, le rétablissement de la personne opérée et sa tolérance à la douleur.

Si la douleur persiste ou que les médicaments ne la soulagent pas, le patient doit consulter son médecin.

Le rôle du médecin est de faire la différence entre la douleur « séquelle » de l'opération et celle qui pourrait témoigner d'une complication.

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Les nausées et vomissements

Les nausées et les vomissements peuvent se produire à la suite de l'anesthésie générale administrée lors de la chirurgie.

Des médicaments sont souvent prescrits pour prévenir et soulager les nausées et les vomissements, qui sont habituellement temporaires et disparaissent souvent quelques jours après la chirurgie.

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Une incapacité à uriner

Il arrive parfois que le patient opéré ait des difficultés à uriner après une chirurgie (rétention urinaire).

Cet effet peut être causé par certains médicaments administrés, l'anesthésie ou la douleur.

L'équipe soignante surveille donc la fréquence des mictions (c'est-à-dire le fait d'uriner) et la quantité d'urine évacuée pendant un court laps de temps à la suite de la chirurgie.

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Une infection de la plaie

Chez certaines personnes, la plaie peut s'infecter à la suite de la chirurgie.

Il ne s'agit pas d'un effet secondaire courant mais il peut se produire après n'importe quel type de chirurgie.

Pour le prévenir il est parfois nécessaire d'insérer des drains dans la plaie pour évacuer l'excès de liquide.

Des antibiotiques sont souvent prescrits pour prévenir (c'est-à-dire diminuer) le risque d'infection, sans toutefois le supprimer. L'infection d'une plaie est un effet secondaire temporaire de la chirurgie.

Tout signe d'infection comme une rougeur, un écoulement de pus ou de liquide malodorant, une sensibilité accrue ou une enflure plus importante au niveau de l'incision ou encore une hausse de la température (fièvre) doivent systématiquement être indiqués au médecin.

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La formation de caillots sanguins

Une formation d'un caillot sanguin dans les veines, appelée thrombose veineuse ou phlébite peut se produire tout de suite après la chirurgie en raison notamment d'une mobilité réduite.

Elle se situe le plus souvent au niveau des jambes.

Dans les cas les plus graves, le caillot peut se détacher et circuler jusqu'à un poumon. C'est ce qui s'appelle une embolie pulmonaire (abrégé en EP). Celle-ci peut se manifester par un essoufflement et parfois une douleur.

Le fait de cesser de fumer avant la chirurgie réduit le risque de formation de caillots sanguins. Le fait de changer de position fréquemment, de faire des exercices pour les jambes et les chevilles et de se déplacer peu de temps après la chirurgie réduit également ce risque.

Le médecin peut également prescrire un traitement préventif à base de faibles doses d'anticoagulants comme l'héparine, qui réduit la probabilité de formation de caillots sanguins chez les personnes à risque.

Le patient doit signaler à l'équipe soignante la présence d'une rougeur, d'une enflure ou d'une douleur ou de crampes au mollet.

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Des saignements

Une hémorragie peut survenir notamment par un défaut de ligature des vaisseaux pendant la chirurgie ou si le patient souffre d'un trouble de la coagulation sanguine.

Les pansements et les drains sont fréquemment vérifiés pour identifier rapidement cette complication.

Lorsque les saignements sont trop importants, le chirurgien peut décider de réopérer afin d'identifier la cause et d'arrêter l'hémorragie.

De faibles écoulements sanguins après une chirurgie sont tout à fait normaux. Le patient doit signaler tout saignement excessif au médecin ou à l'équipe soignante.

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Des troubles gastro-intestinaux

Un phénomène de constipation peut être entraîné par l'anesthésie, accentué parfois par l'immobilité du patient.

C'est la raison pour laquelle l'alimentation et la consommation de liquides sont reprises de façon graduelle.

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Un problème de cicatrisation

Les bords de la plaie sont habituellement maintenus en place par des points ou des agrafes jusqu'à ce que l'incision ait suffisamment cicatrisée pour qu'on les enlève.

Les bords de la plaie peuvent se séparer après la chirurgie (déhiscence). Un léger écartement n'est pas nécessairement un problème alarmant.

Par contre la séparation du muscle sous-jacent ou du tissu adipeux peut être plus grave et engendrer plus tard la saillie d'un organe ou de tissu (éventration).

Il est conseillé d'éviter toute activité physique intense pendant les 6 à 8 semaines qui suivent la chirurgie afin de ne pas forcer excessivement sur les tissus en train de cicatriser.

Le patient doit signaler à l'équipe soignante une ouverture de la plaie, une incision qui ne guérit pas ou la sensation que la couture a lâché.

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Une fistule digestive ou une péritonite post-opératoire

Une fistule post-digestive est la formation d'un conduit anormal entre un organe et la peau ou entre deux organes, par exemple l'intestin et la peau ou le côlon et la peau.

Une péritonite post-opératoire est une inflammation ou une infection du péritoine (membrane qui tapisse l'abdomen et les organes qu'il contient).

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La lésion d'un nerf

La lésion d'un nerf est possible lorsque celui-ci est entouré par la tumeur ou lorsqu'il en est très proche.

Cela peut causer une perte de sensation, modifier le ressenti, entraîner des douleurs ou être à l'origine d'un trouble du fonctionnement d'un organe.

Les effets de la lésion d'un nerf peuvent apparaître bien après l'intervention et durer un long moment.

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Un gonflement des membres

Le gonflement des membres (lymphoedème) est causé par une accumulation de liquide (la lymphe) qui se produit lorsqu'on a enlevé des ganglions lymphatiques.

Le lymphœdème peut se manifester bien après la chirurgie et durer un long moment.

En fonction des localisations, des conseils pour éviter ce lymphoedème peuvent être donnés.

Pour résorber un lymphoedème, le médecin peut prescrire le port de bas ou de manchon de contention ainsi que des séances de drainage lymphatique manuel.

 
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