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Vos questions, nos réponses

Si vous ne trouvez pas l'information qui vous intéresse, n'hésitez pas à nous écrire ou à appeler notre ligne téléphonique anonyme d'information et d'orientation, joignable du lundi au samedi, de 9h à 19h, au 0810 810 821 (prix d'un appel local).
Cette rubrique est en cours de construction.

Si le médecin propose de faire entrer mon mari dans une unité de soins palliatifs, est-ce que cela veut dire qu'il « baisse les bras » ?

Non.
L'unité de soins palliatifs est un lieu où tous les traitements nécessaires sont poursuivis en privilégiant le confort et les besoins du patient. Le médecin conseille de privilégier surtout les nombreux autres traitements efficaces qui peuvent toujours être mis en place ou poursuivis pour traiter les symptômes ou les diverses maladies qui peuvent être associés.

L'espoir à cette étape là de la maladie est de pouvoir encore passer quelques bons moments avec son entourage.

Dans certains cas, lorsque la personne malade retrouve un état de santé plus satisfaisant, elle retourne ensuite à son domicile.

 

Les psys, c'est seulement pour les fous

Non.
Les psychiatres et les psychologues -qu'on appelle aussi parfois psycho-oncologues- accompagnent tous ceux qui le souhaitent.

Ils aident à faire face à la maladie et aux traitements, à exprimer son désarroi et ses tensions et à repérer ses limites. Lorsque les soignants constatent qu'une personne malade ou un proche est en grande souffrance morale ou présente des difficultés de communication, ils proposent des consultations auprès de ces professionnels, qui ont une compétence particulière dans la prise en charge de ces situations.

 

Lorsque l'un des parents est malade, est-il important de dire la vérité à ses enfants ?

Oui.
L'annonce d'un cancer est souvent vécue comme un choc qui s'accompagne d'une véritable angoisse. Dans un souci légitime d'éviter de transmettre cette angoisse à ses enfants, le patient préfère souvent ne rien leur dire et faire comme si rien ne se passait.

L'expérience des groupes de soutien aux enfants de parents malades et à leur famille a montré qu'il est préférable de privilégier un vrai dialogue parents-enfants, en évitant autant que possible de masquer la vérité.

En effet, les enfants perçoivent les changements que provoque la maladie : le parent malade s'est arrêté de travailler, il s'absente, il est plus fatigué, plus impatient ou triste, il peut avoir changé physiquement, avoir perdu ses cheveux...

Ces changements inquiètent l'enfant. Il cherche à savoir et à comprendre ce qui se passe, au risque de se sentir coupable. Même les enfants qui ne parlent pas encore perçoivent et ressentent tout ce qui peut se passer dans la famille.

Il est donc nécessaire de ne rien cacher aux enfants, quel que soit leur âge. Il ne faut pas avoir peur de certaines questions (« est-ce que maman va mourir ? ») ou de certains mots de l'enfant.

Utiliser son vocabulaire permet d'expliquer la situation à l'enfant, pas à pas, au rythme de ses questions, en essayant de rester authentique et soi-même.

Certains établissements de soins proposent des consultations ou des groupes de parole pour les enfants de parents malades. Des documents d'informations peuvent également aider les parents à expliquer aux enfants ce qu'est un cancer et leur permettre de mieux faire comprendre la maladie qui les touche.

Un proche peut-il assister aux consultations ?

Oui.
Un certain nombre de patients, d'anciens patients, ainsi que les professionnels de santé conseillent à la personne malade de se faire accompagner par un proche lors des consultations quand cela est possible.

En effet, lors d'une consultation, il est difficile de se rappeler de tout ce qui est dit. Bien souvent, seul ce qui fait peur est retenu.

S'il est accompagné, le patient peut ensuite discuter plus au calme de tout ce qui a été abordé lors de la consultation. Bien souvent, cela facilite la compréhension des informations qui ont été échangées.

D'autre part, la présence d'un proche permet de soutenir la personne malade lors de la consultation et de l'aider dans ses décisions.

Ce peut être la personne de confiance désignée par le patient ou n'importe quelle autre personne de son choix.

> Pour en savoir plus sur "La personne de confiance".

Cependant, le patient préfère parfois se donner du temps avant d'impliquer un proche.

Il peut souhaiter ne pas en parler tout de suite afin de se sentir libre de choisir certains traitements ou d'organiser à sa façon certains aspects de sa vie quotidienne.

Un traumatisme physique peut-il causer un cancer ?

Non.
Une chute ou un coup ne peuvent pas provoquer de cancer.

En revanche, il peut arriver qu'à la suite d'une chute ou d'un coup, on découvre une anomalie que l'on n'avait pas remarquée jusqu'alors. Le traumatisme révèle dans ce cas la présence d'un cancer, mais ne le provoque pas.

Le cancer peut-il être provoqué par une infection ?

Oui.
Certains cancers peuvent se développer à partir de lésions créées par des microbes bien connus et assez rares.

Une infection témoigne de la présence d'un microbe invisible à l'œil nu (bactérie, virus), susceptible de provoquer une maladie. C'est le cas par exemple du cancer du col de l'utérus, qui se développe dans la plupart des cas (85 %) à partir d'une lésion causée par un virus appelé virus du papillome humain (HPV).

Ces lésions précancéreuses ou cancéreuses sont détectables grâce au frottis du col de l'utérus, ce qui permet soit de les soigner avant l'apparition d'un cancer soit de mieux traiter la maladie car elle est découverte plus tôt.

> Voir aussi  "Dépistage du cancer du col de l'utérus" sur www.e-cancer.fr

Le cancer est-il héréditaire ?

Oui et non.
Le diagnostic de cancer ne veut pas systématiquement dire qu'un risque particulier existe pour les autres membres de la famille. Dans la très grande majorité des cas, le cancer n'est pas en relation avec le patrimoine génétique hérité des parents.

Si plusieurs cas de cancers sont observés dans une famille, cela est dû à la fréquence actuelle des cancers (un homme sur trois et une femme sur quatre risquent aujourd'hui de développer un cancer au cours de leur vie, principalement après 50 ans).

Pour quelques cancers seulement, l'influence génétique est importante. Il s'agit de cancers rares comme le rétinoblastome (cancer de la rétine chez l'enfant) et le cancer de la thyroïde de type « médullaire ».

Quelquefois, il arrive que des membres d'une même famille soient touchés sur plusieurs générations par le même type de cancer diagnostiqué à un âge plus précoce que l'âge habituel. Dans ce cas, il peut exister dans la famille une prédisposition héréditaire en relation avec la présence d'un gène qui est abîmé (on dit que le gène a muté). Ceci favorise le développement du cancer à un âge jeune. On appelle ce type de gènes des gènes de prédisposition.

Par exemple, on estime qu'environ 5 à 10 % des cancers du sein sont liés à un risque héréditaire. Deux gènes de prédisposition aux cancers du sein sont connus, appelés BRCA1 et BRCA2.

De même, le syndrome HNPCC (abréviation de l'anglais Hereditary Non Polyposis Colorectal Cancer), également appelé « syndrome de Lynch », est une prédisposition héréditaire au cancer du côlon ou du rectum sans polypose. Deux gènes de prédisposition sont connus : MLH1 et MSH2. Cela concerne 2 à 5 % des cancers colorectaux. Dans ce cas, plusieurs membres d'une même famille développent des cancers colorectaux avant l'âge de 50 ans.

Le site internet de l'association Hnpcc France donne les informations concernant cette prédisposition génétique : http://www.hnpcc-lynch.com/

Il ne faut pas hésiter à parler à un médecin de ses antécédents familiaux de cancer. Si besoin, il orientera le patient ou ses proches vers un médecin oncogénéticien.

> Pour avoir des informations sur l'oncogénétique voir Les consultations d'oncogénétique

> Pour plus d'informations sur les mutations génétiques et les cancers, voir dans le dossier "Les cancers" > Rubrique "Généralités"

 

Le cancer peut-il être dû à un stress ?

Non.
Aucune étude scientifique reconnue n'a prouvé qu'un stress influence l'apparition d'un cancer.

À l'inverse, le fait d'avoir un cancer peut provoquer des signes d'anxiété et de dépression chez la personne malade ou ses proches. Des médicaments antidépresseurs sont parfois nécessaires et une thérapie peut être proposée.

Différents professionnels de santé (psychologue, psychiatre, psycho-oncologues) sont là pour vous aider si vous le souhaitez et peuvent vous proposer un traitement adapté.

Le cancer est-il évitable ?

Oui et non.
On ne peut pas protéger quelqu'un contre un cancer. Néanmoins, certains comportements et habitudes de vie, comme une consommation modérée d'alcool, l'arrêt du tabac, une alimentation riche en légumes et en fruits, une activité physique régulière et des expositions au soleil protégées et limitées, réduisent le risque de développer certains cancers.

Certains cancers peuvent être détectés et diagnostiqués tôt grâce à un examen de dépistage :

  • une mammographie, proposée aux femmes à partir de 50 ans et plus, permet le plus souvent de dépister les cancers du sein. Le traitement sera alors plus efficace et moins lourd. Ce dépistage se fait dans le cadre de campagnes de dépistage organisé pour les femmes âgées de 50 à 74 ans. Un dépistage individuel (avant 50 ans ou après 74 ans) est également possible en fonction des facteurs de risque et des symptômes ;
  • un frottis du col de l'utérus permet de prévenir ou de dépister tôt les cancers du col de l'utérus. Ce dépistage est recommandé aux femmes vaccinées ou non (Gardasil® ou Cervarix®), âgées de 25 à 65 ans, tous les 3 ans, après 2 frottis annuels ne révélant pas d'anomalie.
  • un test, le test Hémoccult®, peut être utilisé pour dépister un cancer du côlon. Ce dépistage se pratique également dans le cadre d'un dépistage organisé au niveau national ;


Le dépistage précoce des autres cancers doit se faire à tout âge. Des signes peuvent alerter. Pour la peau, l'apparition ou la transformation d'un grain de beauté doivent amener à consulter un médecin sans attendre.

Pour la gorge, c'est une transformation de la voix. Pour les poumons, c'est une toux qui dure, une douleur au niveau du thorax, une fatigue inhabituelle. Pour ces deux derniers cas, il faut être d'autant plus vigilant que l'on a été fumeur.

Le tabac est la principale cause de cancer du poumon. C'est également un facteur de risque de certains cancers de la bouche, de la gorge, de l'estomac, de la vessie et du col utérin. L'arrêt du tabac est toujours bénéfique, quelle que soit la période où il intervient.

Même un fumeur de longue date peut diminuer son risque de cancer du poumon. Plus la période d'abstinence augmente, plus le risque de cancer diminue pour finalement rejoindre celui des personnes qui n'ont pas fumé.

Des aides sont possibles pour arrêter de fumer : parlez-en à votre médecin, à votre pharmacien ou à un tabacologue. La ligne téléphonique de Tabac Info Service au 0825 309 310 est également à la disposition des personnes qui souhaitent arrêter de fumer.

Le cancer est-il contagieux ?

Non.
Un cancer n'est absolument pas contagieux. Un cancer est constitué de cellules anormales qui se multiplient de façon incontrôlée dans l'organisme d'une personne. Ces cellules ne peuvent pas se transmettre d'une personne à l'autre. Il n'y a donc aucun danger à approcher une personne atteinte d'un cancer.

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