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Les autres facteurs de risque
Mis à jour : 26.03.10

L'exposition au radon

Le cannabis

L'exposition à l'amiante

L'irradiation dans un cadre médical

Les antécédents personnels et familiaux

L'âge

La pollution atmosphérique

L'alimentation


De façon générale, le risque de développer un cancer augmente pour une personne qui fume et qui est exposée à l'un des facteurs de risque suivant. C'est pourquoi dans tous les cas il est vivement conseillé d'arrêter de fumer.

 

L’exposition au radon

Le radon est un gaz radioactif incolore et inodore naturellement présent dans l'environnement. Le radon est libéré dans l'air lors de la désintégration naturelle de l'uranium dans le sol et la pierre. Il est aujourd’hui la deuxième cause de cancer bronchique en France. Il est classé « carcinogène certain ».

Le radon peut être présent dans les habitations, notamment dans certaines régions riches en granite, en uranium ou encore volcaniques (par exemple le Massif-Central, la Bretagne, les Vosges, la Corse). 31 départements ont été répertoriés et font l’objet d’une surveillance particulière qui impose aux préfets de procéder à la mesure du taux de radon dans certains lieux ouverts au public, d’informer la population locale sur les risques de l’exposition au radon et d’inciter au contrôle dans les bâtiments privés. Vous pouvez consulter la liste des départements concernés sur Legifrance.

Le cannabis

Il est difficile d'établir un lien entre le cancer bronchique et le cannabis puisque la collecte d'information sur les drogues illégales souffre de nombreux biais. Par ailleurs, beaucoup de fumeurs de cannabis consommant également du tabac, il est difficile de savoir quelle est l’implication exacte de l’une ou de l’autre de ces substances. Fumer du cannabis est, pour le moment, considéré comme un facteur de risque probable de cancers bronchiques.
On sait cependant que le cannabis :
- contient plus de goudron que la cigarette,
- est inhalée profondément et gardée dans les poumons pendant un long moment,
- contient beaucoup de substances cancérigènes présentes également dans le tabac.

 

L'exposition à l'amiante

Différentes études ont prouvé que l’exposition (environnementale et professionnelle) aux fibres d'amiante accroît le risque de cancer bronchique. Les personnes qui sont exposées à l'amiante et qui de surcroit fument, risquent davantage d'être atteintes d'un cancer bronchique à cause de l'effet combiné de ces deux produits. Le risque de cancer bronchique est alors 50 à 90 fois plus élevé que dans la population générale.
Pour les cas d’exposition à l’amiante, consultez la Fiche repère sur le mésothéliome pleural malin de l'Institut National du Cancer.

> Voir également notre dossier sur Les cancers professionnels

 

L'irradiation dans un cadre médical

Le risque de cancer bronchique s'accroît chez les personnes ayant déjà reçu une radiothérapie au niveau du thorax. Cela peut être le cas pour les personnes qui ont été traitées par radiothérapie pour une Maladie de Hodgkin ou un cancer du sein. Ce risque augmente chez les personnes qui fument.

 

Les antécédents personnels et familiaux

Les antécédents personnels d'affections respiratoires

Les personnes atteintes ou qui ont déjà été atteintes d'une affection respiratoire risquent davantage de développer un cancer bronchique. Sont ainsi un facteur de risque du cancer bronchique les antécédents de :

  • broncho-pneumopathie chronique obstructive ou BPCO : causée par un phénomène d'obstruction progressive des voies aériennes, elle est la plupart du temps irréversible. La BPCO regroupe plusieurs pathologies. Les plus courantes sont la bronchite chronique (inflammation permanente des bronches) et l'emphysème (présence anormale d'air dans les poumons qui entraine des difficultés à respirer),
  • silicose : fibrose des poumons causée par l'inhalation de poussières de silice (quartz),
  • bérylliose : inflammation pulmonaire générée par l'inhalation de poussières ou de vapeurs contenant du béryllium,
  • tuberculose : infection pulmonaire due au bacille de la tuberculose.

Les antécédents personnels et familiaux de cancers bronchiques

Les personnes qui ont déjà été atteintes d'un cancer bronchique risquent davantage de développer un deuxième cancer bronchique que la population générale.
Plus de 80% des fumeurs ne développant pas de cancers bronchiques (en partie car ils développent d'autres pathologies liées au tabac avant), les chercheurs ont émis l'hypothèse qu'il existait une susceptibilité individuelle génétiquement transmise qui donne à certaines personnes la capacité de mieux métaboliser que d'autres les constituants carcinogènes contenus dans la fumée de cigarette. Des études sont menées pour essayer d'identifier ces susceptibilités.

 

L'âge

Le vieillissement favorise l'apparition des cancers. Le corps, au fil des années, répare moins bien les modifications subies par les cellules.
L'âge moyen de survenue d'un cancer bronchique est de 64 ans chez la femme et 65 ans chez l'homme, mais de plus en plus de cancers bronchiques surviennent chez les personnes de moins de 50 ans, et même moins de 40 ans, en raison d'un tabagisme intense débuté à l'adolescence.

 

La pollution atmosphérique

L'Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail) a chargé l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) d'établir un bilan des connaissances sur les liens entre l'environnement et neuf cancers qui ont été sélectionnés lors d'une expertise en 2005, en raison de l'augmentation de leur incidence au cours des 25 dernières années : les cancers bronchiques, les mésothéliomes malins, les hémopathies malignes, les tumeurs cérébrales, les cancers du sein, de l'ovaire, du testicule, de la prostate et de la thyroïde.

L'expertise collective de l'Inserm et de l'Afsset sur «Cancer et Environnement», rendue publique en octobre 2008, a recensé toutes les connaissances sur ce sujet. Il apparaît ainsi que la pollution atmosphérique (d'origine automobile et industrielle) est un facteur, certes mineur comparé au tabac, mais qui pourrait néanmoins favoriser le cancer bronchique.
Cet effet de la pollution atmosphérique sur le risque de cancer bronchique est une question importante car des dizaines de millions de personnes y sont exposées. Cette pollution est due à des gaz, comme le dioxyde de soufre (SO2), le dioxyde d'azote (NO2), l'ozone (O3), ainsi que différentes particules émises, et les fumées de Diesel. Mais les données concernant la pollution atmosphérique et le cancer bronchique doivent être encore affinées car toute la difficulté de ces études tient au fait qu'elles visent à associer des taux de pollution mesurés à un moment précis à une affection survenant bien des années après. Des études doivent se poursuivre dans ce domaine.

 

L'alimentation

Aujourd'hui, l'augmentation du risque de cancer bronchique par la consommation de compléments en béta-carotène (pigments considérés comme un anti-oxydant, présent notamment dans les abricots, les carottes, les tomates, les brocolis…) chez les personnes qui ont déjà fumé et chez les fumeurs est jugée convaincante.

 
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Essais cliniques

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Tous les essais.

Publication

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Couverture du Guide ALD-Patients La prise en charge du cancer du poumon

    • Télécharger le Guide Patient - Affection de longue durée :

"La prise en charge du cancer du poumon" (juin 2010, pdf, 73 ko)