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Le dépistage
Mis à jour : 01.02.10

A l’heure actuelle, il n’existe pas de consensus scientifique permettant de conclure à la justification d’un dépistage systématique organisé du cancer de la prostate à l’échelle nationale.

Les résultats préliminaires des deux premières études randomisées de grand effectif sur le sujet, l’une européenne (ERSPC) et l’autre américaine (PLCO), parues dans The New England Journal of Medicine du 18 mars 2009, apportent des éléments nouveaux, mais contradictoires.

Ces informations ajoutées aux données additionnelles attendues devront être analysées attentivement et inciter au développement des programmes de recherche.

 

L’étude européenne (ERSPC)

Initiée en 1994 dans 8 pays, compare la mortalité par cancer de la prostate ente un groupe d’hommes invités à réaliser un dépistage (162 000 hommes âgés de 55 à 69 ans) et un groupe témoin non invité.

Les premiers résultats publiés montrent une différence de mortalité de 20% entre le groupe dépisté en moyenne tous les 4 ans par PSA et le groupe contrôle.

 

L’étude américaine (PLCO)

Menée de 1993 à 2001 chez près de 77 000 hommes, elle diffère par rapport à l’étude ERSPC : le recrutement n’est pas le même, la procédure de dépistage est faite par PSA et toucher rectal, le dosage de PSA est pratiqué annuellement, la biopsie n’est pas systématique en cas de PSA élevé mais laissée à l’appréciation de l’investigateur.

Cette étude ne met pas en évidence de différence significative de mortalité entre le groupe dépisté et le groupe contrôle.

 

D'importantes questions autour du dépistage de ce cancer subsistent aujourd'hui, en particulier l'impact du dépistage en termes d'amélioration de la survie pour l'ensemble des populations concernées, mais aussi les risques du surdiagnostic (diagnostic d’un cancer qui ne se serait jamais révélé du vivant de la personne) et surtout de surtraitement (traitement d’un cancer sans impact sur le pronostic de la maladie) principalement en cas de cancer diagnostiqué à un stade très précoce et peu agressif, notamment chez un sujet âgé.

La décision de dépister ce cancer se prend donc au cas par cas, après discussion avec son médecin traitant ou son urologue. Si le médecin estime que des examens sont nécessaires, et après information et accord du patient, il réalise un toucher rectal et prescrit un dosage du PSA.

> Voir la fiche Les symptômes

 

Sources de référence :

- Screening and Prostate-Cancer Mortality in a Randomized European Study. Fritz H. Schröder and al.N Engl J Med 2009;360:1320-8 NEJM. Org march 18, 2009

- Mortality Results from a Randomized Prostate-Cancer Screening Trial. Gerald L. Andriole and PLCO Project Team. N Engl J Med 360;13 March 26, 2009 NEJM. Org march 18, 2009

 

 
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Les traitements du cancer de la prostate

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"La prise en charge du cancer de la prostate" (juin 2010, pdf, 82 ko)