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Les effets secondaires de la radiothérapie externe
Mis à jour : 01.02.10

    Introduction

    Les effets secondaires immédiats

    Les effets secondaires tardifs

    Introduction

    En irradiant une tumeur, on ne peut pas éviter totalement d’irradier les tissus environnants. Il y a donc un risque d’altération de cellules saines (c’est-à-dire non cancéreuses) situées à proximité de la zone qu’on souhaite traiter.

    C’est ce qui entraîne ce que l’on appelle les effets secondaires ou effets indésirables. Toutefois, les techniques de radiothérapie sont de plus en plus précises et permettent de réduire au maximum la survenue de ces effets secondaires.

    On distingue les effets secondaires qui se produisent pendant le traitement et les quelques semaines qui suivent, dits « immédiats », « aigus » ou « précoces ». Et les effets secondaires qui peuvent apparaître plusieurs mois après la fin du traitement voire plus tard, appelés effets « tardifs » ou encore complications ou séquelles.

    Cette différence d’apparition dans le temps est liée à la vitesse variable de prolifération des tissus. Des tissus dont les cellules se reproduisent rapidement sont atteints rapidement. Et les effets des rayons se manifestent plus tardivement sur ceux qui se divisent plus tardivement.

    Les effets secondaires diffèrent largement d’une personne à l’autre selon la localisation et le volume irradié, la dose délivrée, la radiosensibilité individuelle du patient et son état général. L’équipe médicale vous informe sur ceux qui peuvent se produire dans votre cas et sur les moyens d’y faire face. Votre suivi régulier permet de les détecter et de réajuster le traitement si nécessaire. Les effets secondaires décrits ci-dessous sont les effets possibles les plus couramment observés.

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    Les effets secondaires immédiats

    Habituellement, les deux ou trois premières semaines, la radiothérapie externe n’entraîne pas d’effets secondaires. Ensuite, ils peuvent apparaître avec une intensité variable d’une personne à l’autre.

    Une inflammation de la vessie et de l’urètre (cystite) peut entraîner une envie fréquente d’uriner (notamment la nuit), des difficultés à uriner (jet moins fort) et des brûlures en urinant. Les difficultés à uriner peuvent être traitées par des médicaments alpha-bloquants. Il est conseillé de boire beaucoup d’eau (1,5 litre d’eau non gazeuse par jour) afin de diminuer le risque de cystite et le risque d’infection urinaire.

    Une inflammation du rectum (rectite) se traduit par une envie plus fréquente et parfois douloureuse d’aller à la selle, avec quelquefois de « faux besoins » et des brûlures au niveau de l’anus. Il peut également y avoir du sang dans les selles (rectorragie). Ces rectorragies peuvent également être liées à des hémorroïdes. Une inflammation anale sera traitée par des bains de siège, une crème corticoïde voire des suppositoires.

    • Des diarrhées

    Des diarrhée peuvent se manifester, surtout lorsque la région pelvienne est irradiée Des pansements digestifs, des antispasmodiques ainsi que la prescription d’un régime sans résidus  sont conseillés au patient.

    Ces effets secondaires disparaissent en quelques semaines après la fin du traitement.

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    Les effets secondaires tardifs d’une radiothérapie externe

    Les effets secondaires tardifs de la radiothérapie externe peuvent apparaître quelques mois (minimum 3 mois) après la fin du traitement, au niveau urinaire, digestif ou sexuel. Ils sont également appelés séquelles.

    Au niveau urinaire, vous pouvez ressentir une envie fréquente d’uriner ou avoir des difficultés à uriner. Un traitement par alpha-bloquants peut être proposé pour réduire les envies fréquentes d’uriner.

    Plus rarement, du sang peut être présent dans les urines (hématurie) et la survenue d’une incontinence est exceptionnelle. Si c’est le cas, une consultation avec votre médecin est indispensable.

    Au niveau digestif, il est possible que des saignements apparaissent dans les selles (on parle de rectorragie), notamment en cas de constipation. Un saignement en dehors des selles est exceptionnel et nécessite un traitement local.

    Au niveau sexuel, une impuissance survient progressivement, en quelques mois, voire quelques années, en moyenne chez 50 à 70 % des patients. En dehors de l’impuissance, les séquelles de la radiothérapie sont aujourd’hui assez rares (moins d’un patient sur dix).

    > Pour en savoir plus sur les conséquences sexuelles et les moyens d’y remédier, voir la fiche Sexualité et cancer de la prostate

     
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    Comprendre la radiothérapie