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Agence nationale sanitaire et scientifique en cancérologie

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Les effets secondaires d'une curiethérapie
Mis à jour : 01.02.10

Les effets secondaires d‘une curiethérapie dépendent surtout des éléments suivants :

- le type d’implant (temporaire ou permanent) ;

- le volume de la région traitée ;

- la quantité d’irradiation ayant atteint les organes voisins ;

- la dose totale, surtout si a été réalise une radiothérapie externe.

Quels sont les effets secondaires immédiats ?

Quels sont les effets secondaires tardifs ?

Quels sont les effets secondaires immédiats ?

Les effets secondaires immédiats peuvent se manifester lors du traitement, tout de suite après ou seulement quelques semaines plus tard.

Un homme porteur d’implants permanents peut présenter des effets secondaires urinaires pendant 6 mois, avec retour progressif à une fonction urinaire normale. Les symptômes urinaires disparaissent dans 75 % des cas en 3 mois, mais ils peuvent durer jusqu’à un an dans 5 à 10 % des cas.

Ces effets secondaires peuvent être :

  • des ecchymoses et saignements au niveau du périnée, zone d’insertion des aiguilles.

- inflammation de la vessie (cystite) présence de sang dans l’urine (hématurie) besoin pressant d’uriner (mictions urgentes), spasmes de la vessie, perte exceptionnelle du contrôle de la vessie (incontinence).

- rétention aiguë d’urine, qui peut survenir chez 3 % des patients.

Des difficultés à uriner peuvent être traitées par des médicaments alphabloquants et des anti-inflammatoires.

  • une inflammation du rectum (rectite) et plus rarement, de l’anus (proctite) : douleur, spasmes, crampes, saignements du rectum, ulcères, hémorroïdes.  Ces effets secondaires sont rares.
  • des diarrhées (plutôt rares).
  • une fatigue.

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Quels sont les effets secondaires tardifs d’une curiethérapie ?

Les effets secondaires tardifs par définition surviennent à distance de la réalisation de la curiethérapie. Il peut s’agir des effets secondaires suivants :

  • persistance d’un syndrome irritatif urinaire globalement chez 10 % des patients, traité en général par alphabloquants au long court.
  • rétrécissement de l’urètre lié à la technique d’implantation et probablement aux doses délivrées au niveau de l’urètre.
  • inflammation de l’urètre (urétrite), rare.
  • inflammation du rectum (rectite) dans 3 % des cas.
  • incontinence urinaire (moins de 1% des cas).

> Pour en savoir plus sur les conséquences sexuelles et les moyens d’y remédier, voir la fiche Sexualité et cancer de la prostate


La réalisation d’une curiethérapie nécessite une équipe expérimentée réalisant un volume d’actes suffisant afin d’apporter au patient les meilleures chances de guérison avec le minimum de complications.

> Voir la fiche Les ultrasons focalisés de haute intensité

 
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